Non assistance à micheton en danger.

Je dormais profondément lorsqu’un cri déchirant la nuit me fit bondir de mon lit. Un homme avait besoin de secours, séquestré par quelque bande de voyous, juste sous ma fenêtre. A l’entendre ainsi hurler à la mort, on pouvait supposer une blessure mortelle. La victime ne prononçait pas même une parole, la douleur et la peur semblant seules lui arracher ses râles d’agonie. Je ne perçus qu’un unique échange oral parmi les silencieux agresseurs : « Le sac !… »

Nul ne peut rester indifférent à ces cris de détresse. Quelle fut ma réaction ? Je ne pris pas même le risque de pointer mon nez derrière les rideaux, ni la peine de prévenir la police. J’étais à la fois trop endolori par le sommeil et terrorisé à l’idée d’en savoir davantage. J’attendis un moment que les bruits cessent, et remis mes bouchons de cire en place pour finir tranquillement ma nuit, la fenêtre toujours ouverte. Pour aérer.

Le lendemain, j’entretins mon gardien de cette affaire. Voici ce qu’il me répondit : « C’est pas la première fois qu’ç’arrive. Les mecs y volent l’argent des putes, et après y’a les maqu’reaux qu’y font leur job. »

Voici donc ce qu’il advient du client malhonnête. Il me reste à découvrir la fosse commune où sont entassés les cadavres du boulevard Ney.

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La censure est-elle encore efficace ?

C’est la question que je me pose aujourd’hui, car depuis que je diffuse mes articles misogynes et xénophobes sur Internet,  je n’ai reçu ni lettre d’injures, ni menace, ni retour négatif d’aucune sorte. Étonnamment, ce sont au contraire des encouragements – rares il est vrai, qui me sont parvenus en guise de commentaires. Peu à peu englouti dans les bourrelets de l’hideuse et insatiable créature du Web, mon blog se vide ainsi de toute son essence, mis en échec par la simple passivité d’un système d’information indifférent aux propos sans impact.

Mais que dois-je donc faire pour attirer l’attention des internautes ? J’ai pourtant soigneusement sélectionné mon vocabulaire et mes mots clé, allant de « porno » et « pute », à « bite » et « Marine ». J’apparais ainsi régulièrement en première page des résultats de recherche sur Google. Il est vrai que je n’ai pas encore abordé le sujet de l’antisémitisme, et je crois que c’est cela qui fait cruellement défaut à mon blog. Malheureusement, éprouvant une aversion naturelle pour les Juifs et tout ce qui se rapporte de près ou de loin à ce peuple, je suis ignorant en la matière. Aussi j’invite toute personne érudite qui souhaiterait collaborer à me faire parvenir ses textes antisémites. À ceux qui craignent les conséquences que la diffusion de tels articles pourrait engendrer, je leur rétorque que le principe de liberté d’expression prime tant qu’il ne nuit pas aux intérêts du capital. Maintenant, si j’écris en grosses lettres que LES JUIFS DIRIGENT LE MONDE, que MEIN KAMPF EST UN BON ESSAI, et que LES CHAMBRES À GAZ N’ONT JAMAIS EXISTE, vais-je enfin être consulté ?

Les Chinois, à propos desquels on ne pense pas de mal, ne sont pas non plus en reste, malgré toutes les vannes creuses et sans conséquences débitées par les humoristes préférés des Français. Je vise notamment la mafia dirigée par les frères Tang, Tchin-Tchong et consorts, qui mériteraient une bonne ratonnade. Trouvez-vous normale cette invasion de putes bridées qui nous arrive à la Capitale depuis quelques années ? Quel modèle d’intégration ! Faudrait-il considérer les asiatiques inoffensifs sous prétexte que les mâles ont une petite queue ? Je vous le demande.

Imaginons un seul instant que cette page soit consultée quotidiennement par des milliers de lecteurs, que se passerait-il ? Je vous laisse deviner la suite. Les plaintes de la part de la LICRA ou autres associations antiracistes et féministes pleuvraient. Mon PC serait piraté par des gentils hackers garants de la « justice » cybernétique. Mon appartement serait mis à sac par le FBI. Je serais convoqué au tribunal de Nuremberg pour incitation à la haine raciale, refusant l’aide d’un avocat et défendant seul mon slogan « Humour noir sans faux semblants », bras tendu et poing levé. On m’appellerait le « Breivik du Net ». J’écoperais d’une amende de dix millions d’euros et de trois ans de prison, dont un ferme, pour finir sodomisé par mes voisins de cabane bougnouls et négros.

En bref, je deviendrais un véritable héros national pour les électeurs Frontistes.

Extrait du Procès Verbal :

« […] Monsieur Petrucciu use du second degré comme une couverture pour fuir la responsabilité de ses discours répréhensibles et nuisibles à l’Humanité. Puisque tout ce qu’il écrit est marqué du le sceau de « l’humour », il peut insulter à sa guise qui il veut, quand ça lui chante, et se défendre d’un quelconque engagement personnel. Mais qu’y-a-t’il donc de si amusant dans ces articles racistes et machistes, au vocabulaire outrancier et au contenu trop honteux pour que j’en cite un extrait devant Votre Honneur ?

– Qu’avez-vous à répondre à ces accusations, Monsieur Petrucciu ?

– J’implore le pardon de la Cour pour mon manque de style et la médiocrité de mes provocations, qui ne visent somme toute qu’à caricaturer la pensée nationaliste. Néanmoins, il faut croire que mon talent d’imitateur est à l’origine de la méprise qui m’a conduit jusqu’à vous… […] »

PS : les dessins antisémites sont également les bienvenus.

Confessions chapitre 2 – Ma relation sexuelle avec une prostituée

« Pour tout t’avouer, je suis déjà allé aux Putes. Rien d’original, et pourtant quel événement marquant dans la vie d’un homme! Laisse-moi te raconter. Ça remonte à il y a environ cinq ans. Je traînais beaucoup dans un bouge rue Saint-Denis, cherchant dans ce lieu l’ivresse et la passion d’une femme qui, évidemment, n’est jamais venue. J’étais tellement habitué à l’ambiance glauque de cette rue que les négresses qui m’attrapaient par le bras et me proposaient l’amour ne dérangeaient plus ma conscience. J’étais curieux et allais exprès à leur rencontre, sans jamais oser les suivre.

Une nuit en sortant du bar, titubant plus que d’habitude et particulièrement désespéré, j’en trouvai une qui se vendit pour cinquante euros. Je la suivis dans l’entrée d’un immeuble sombre et moite, et nous montâmes les escaliers jusqu’à un certain étage. A mon souvenir, à chaque palier nous croisions un couple illégitime en action. Quand nous arrivâmes au bon palier, je lui tendis le billet, alors elle commença son numéro. Elle baissa mon pantalon et mon caleçon, enfila une capote sur ma verge tendue – surprenant vu mon état, la peau noire de son corps devait me stimuler. Elle me suça maladroitement pendant un moment, me félicitant pour la qualité de mes attributs, puis elle se retourna pour que je la prenne en levrette. J’aimais bien ses fesses, mais son vagin était trop sec, et son piètre talent de comédienne m’exaspérait. Je lui proposai alors de l’enculer, mais elle exigea pour cela cinquante euros de plus. Je lui tendis mon dernier billet tout en lui demandant, ivre curieux, sa nationalité. A ce moment je m’aperçus que je ne bandais plus, alors je me suis rhabillé tandis qu’elle me proposait son numéro de téléphone, et je suis sorti de l’immeuble les poches vides, raillé par les passants au fait des coutumes pittoresques de ce quartier. Que représentent cent euros dans la vie d’un homme?

Rassure-toi, depuis je ne suis jamais retourné aux Putes. Je suis rentré chez moi au petit matin je ne sais comment, et j’ai passé toute la journée au lit à écouter des chansons poétiques, accompagné de ma gueule de bois faramineuse. C’était le temps où je croyais transcender mon existence pitoyable en commettant des actes avilissants. »

Fin du 2ème chapitre.