Non assistance à micheton en danger.

Je dormais profondément lorsqu’un cri déchirant la nuit me fit bondir de mon lit. Un homme avait besoin de secours, séquestré par quelque bande de voyous, juste sous ma fenêtre. A l’entendre ainsi hurler à la mort, on pouvait supposer une blessure mortelle. La victime ne prononçait pas même une parole, la douleur et la peur semblant seules lui arracher ses râles d’agonie. Je ne perçus qu’un unique échange oral parmi les silencieux agresseurs : « Le sac !… »

Nul ne peut rester indifférent à ces cris de détresse. Quelle fut ma réaction ? Je ne pris pas même le risque de pointer mon nez derrière les rideaux, ni la peine de prévenir la police. J’étais à la fois trop endolori par le sommeil et terrorisé à l’idée d’en savoir davantage. J’attendis un moment que les bruits cessent, et remis mes bouchons de cire en place pour finir tranquillement ma nuit, la fenêtre toujours ouverte. Pour aérer.

Le lendemain, j’entretins mon gardien de cette affaire. Voici ce qu’il me répondit : « C’est pas la première fois qu’ç’arrive. Les mecs y volent l’argent des putes, et après y’a les maqu’reaux qu’y font leur job. »

Voici donc ce qu’il advient du client malhonnête. Il me reste à découvrir la fosse commune où sont entassés les cadavres du boulevard Ney.

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Libérons le boulevard Ney de la prostitution.

J’ai cru me sortir de la merde quand j’ai décroché cet appart sur le boulevard Ney. En fait, je rebondissais pour mieux m’écraser. Difficile de concevoir le bonheur quand on habite un quartier aussi sordide, à moins de tirer définitivement les rideaux et de condamner ses conduits auditifs avec du ciment.

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Avant, le boulevard Ney, ça avait l’air plutôt sympa.

En effet, quoi de plus affligeant que de prendre chaque matin son petit-déjeuner en face de ces sales putes, qui tapinent même aux horaires de bureau ? J’ai pas encore été faire leur connaissance, et ça presse pas. J’entends déjà leurs fesses claquer dans la nuit. Je me vois mal partir au boulot, sacoche sous le bras, et leur demander poliment au passage: « Comment vont les affaires ? ». Elles comprennent que le russe. Je passe une heure par jour à me branler devant mon écran de PC, mais la vue de ces femmes derrière ma fenêtre me dégoûte.

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Dès que je me tourne vers la fenêtre, elles me font coucou.

Hier, j’ai entendu parler d’une proposition de loi visant à pénaliser les clients. Il faut foutre en taule tous ces nègres qui veulent se taper des blanches, je suis d’accord. Et exciser ces putes. Attends ! Elles nous exhibent leur chatte rien que pour nous narguer ! Je les entends se faire baiser même la fenêtre fermée… Oh ! Ça suffit comme ça. Où va-t-on ? Puis on dirait que tous les clandestins ont établi leur campement ici. Car je vous parle pas de la horde de Roumains et autres sans-papiers qui envahissent notre territoire.

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Les bougnoules aussi aiment les blanches.

Je plains les familles. Comment expliquer à son gosse, un beau soir de réveillon, la présence de toutes ces mères Noël sur le trottoir, en bonnet rouge et  jupe raz-la-moule ? « Elles viennent de Sibérie, fiston, elles ne craignent pas le froid. »

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Doit-on laisser cela à la portée de nos enfants ?

Si, comme moi, débourser plus de 1000 euros de loyer pour un appart pourri dans un quartier de putes, ça vous fait mal au cul, alors unissons nos forces et adoptons des mesures efficaces pour nettoyer la ville de toute cette merde. Car ce ne sont pas les politiques, avec leur nouvelle loi abolitionniste de mes deux, qui vont y changer grand-chose.

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Rentrez chez vous!