Si le porno n’existait pas

http://www.pornhub.com/view_video.php?viewkey=ph5656af94a6451

Maman, Papa, ne regardez pas ce clip…

Maintenant ça m’fait plus rire

Tous ensemble contre le terrorisme islamiste !

Ils ont tué Dieudonné !

Tue_Dieudo« Vous écoutez Franche Info, il est neuf heures moins dix. Les actualités présentées par Marx Heudebert : « L’humoriste Dieudonné retrouvé mort cette nuit à son domicile. Le ministre de l’Intérieur, prévenu par le préfet de police dans la matinée, s’est rendu directement sur le lieu du drame pour établir un périmètre de sécurité. « La conquête va se poursuivre, tous les moyens sont bons pour désigner des coupables, la piste terroriste n’est jamais écartée », a déclaré Manuel Valls devant les journalistes de la Chaîne Parlementaire… Bernard-Henri Levy porte-parole du soutien français à l’opposition ukrainienne… »

Je l’avais prédit. Depuis le temps que j’attendais. Dix ans que ça traînait. Mes amis avaient rigolé : « Mais non, t’inquiète, ils iront pas jusque là. Tu comprends vraiment rien. » Ce qui devait arriver est arrivé : ils ont tué Dieudo.

BHL a un alibi...

BHL a un alibi.

Quoiqu’en dise l’enquête, tout le monde devine aisément qu’il ne s’est pas suicidé. Pour la mort de Coluche, le doute subsiste, comme ce dernier était  amateur de drogues et de sensations fortes. Mais Dieudo, lui, était un saint, il pratiquait même le Taï-Chi ! Pourquoi se serait-il entouré d’une bande de néo Black Panthers en guise de gardes-du-corps s’il ne tenait pas à la vie ? Aujourd’hui est un jour grave pour la France : les Juifs ont assassiné Dieudonné.

Dieudonné savait sa vie en danger...

Dieudonné savait ses jours en danger.

Pauvre de moi, qui n’ai jamais pu le voir en chair et en os, l’entendre, le toucher du bout des doigts, tant le prix d’une autorisation de se poser en face de ce Dieu-pas-donné était exorbitant ! Quarante euros pour voir un noir fondu sur scène ! Quarante-trois euros pour un DVD non censuré ! Ah ! Si j’avais pu prévoir le moment de sa mort ! J’aurais mis de côté ! C’était quand même le plus doué des visages-négroïdes ! Ça m’aurait changé des confrontations au commissariat !

Il ne me restait plus qu’à me rendre, une fois par mois, à la scène ouverte de son régisseur lilliputien Jacky Sigaux au Fist d’Or (passage du Fist d’Or, Paris 11ème), gratuite par principe anti-sémite. On devait s’y contenter de mauvais pastiches, interprétés par des fanatiques de la Quenelle (C) et du « Ta-gueule » adressé au public, deux marques de fabrique du Maître. J’y attendais vainement une apparition, un miracle…

Jacky Sigaux : le prochain sur la liste ?

Jacky Sigaux : le prochain sur la liste?

Quand je pense que tout petit, à l’école, je me faisais passer pour un Juif afin d’éviter la saucisse de porc dégueu de la cantine. Dieudonné, lynché par une horde de voleurs ! Qui n’acceptent pas qu’on fasse du business sur leurs dos ! Aujourd’hui j’ai honte d’être un ex-faux Juif !

Préférez-vous la saucisse...

Préférez-vous la saucisse…

J’accuse tous les Juifs d’être les auteurs de ce meurtre abominable ! Tous les Levi, les Cohen, les Klarsfeld, Séfarades, Ashkénazes et autres Youpins de la LDJ… tous des traîtres assassins, tous coupables, vous m’entendez ! Vive Mbala Mbala !

Amis écrivains, à vos plumes ! Si la Quenelle (C), huit ans après l’introduction de ce geste obscène sur la scène du théâtre de la Main d’Or, est entrée profondément dans les mœurs de la société musulmane pro-palestinienne anti-sioniste française, les rumeurs sur le meurtre imminent de l’humoriste afro-français le plus populaire de l’Hexagone vont bon train, et il ne fait aucun doute que les spéculations littéraires sur les conditions de sa mise à mort marqueront l’Histoire du Roman d’Anticipation. Envoyez votre version du sacrifice de Dieudonné au Crif avant le 1er avril 2014 (le cacher du rabbin faisant foi), et gagnez un aller sans retour à Jérusalem (le scénario de l’homicide, dactylographié, ne doit pas comporter d’empreintes digitales ; fournir une attestation de circoncision de moins de trois mois).

ou la quenelle ?

… ou la quenelle ?

Manifeste pour une vie plus intéressante.

Je me suis toujours demandé comment mon meilleur ami, individu pourtant doué d’une certaine intelligence, s’était auto-persuadé qu’il avait le pouvoir d’effectuer des voyages astraux.

« Je suis allongé, les yeux fermés – mais pas endormi, ça non, parce que je contrôle tout! Donc soudain je m’échappe de mon corps, je grimpe au mur et au plafond, je rampe comme dans « La mouche » de Cronenberg, ouais, tu l’as vu, et je m’observe de là-haut. Après je me ballade dans les différents étages de l’hôtel, puis je me jette par la fenêtre du 5ème, tranquille, je lévite, je regarde l’enseigne 4 étoiles, fièrement. A la fin je me réveille. Voilà. »

J'ai un ami épatant.

J’ai un ami épatant.

Après une écoute attentive et minutieuse de ses pérégrinations, et malgré toute ma bonne volonté, je n’arrive pas à discerner la différence entre  ce fantastique voyage dans un hôtel parisien cosy décoré dans le style néo-colonialiste, et un rêve éveillé de veilleur de nuit insomniaque.

La réponse est pourtant simple : cet homme s’emmerde profondément.

Puisque je te dis que je dormais pas !

Puisque je te dis que je dormais pas !

Il s’embête tellement bien qu’il s’est inscrit sur Adopte un mec.com une nuit en rentrant chez lui bourré – ne sachant plus trop aujourd’hui s’il doit en avoir pour son argent maintenant que son compte a été débité -, qu’il a tout autant des velléités de devenir délégué du personnel pour se faire mousser auprès de ses collègues que de suivre une formation de barman pour affiner son art de la mine, qu’il s’est fait livrer un imposant vélo elliptique qui n’a servi qu’un mois et qui encombre désormais son salon grossièrement, inutilement, un peu à son image peut-être… Sa dernière lubie : passer le permis. Ici je renvoie le lecteur à cet article d’un second ami pour lequel j’ai également beaucoup d’affection, mais dont je n’évoquerai pas le cas par peur d’ennuyer le lecteur, et souhaite bien du courage au premier, car dans cette affaire-ci, la somme en jeu est considérable.

De mon côté, je regrette que la vie consiste essentiellement à ne pas me retrouver à découvert à la fin du mois, à travailler quotidiennement pour combler mon déficit, à m’oublier chaque quinzaine dans une soirée quelconque pour ponctuer l’ennui, puis à reprendre le boulot le lendemain, contrit et repentant de m’être écarté un bref instant du rond-chemin.

J'ai encore craqué hier soir...

J’ai encore craqué hier soir…

Je regrette que ma vie ne présente pas plus d’intérêt. J’ai essayé pas mal de choses, tromper ma femme, dormir dans la rue, me taper une pute, écrire un blog satirique, chanter dans le métro… Ma vie est toujours aussi décevante, et j’en reviens fatalement au même point : il faut partir bosser !

Certes, par la diversité des formes d’ennui que propose la société post-moderne, nous pourrions nous réconforter en nous croyant unique : mais enfin que penser de l’étudiant assis à ma droite tout à l’heure à la Bpi, plongé pieusement dans son manuel de chinois, rédigé par madame Hoa, cette même sorcière qui me gavait d’idéogrammes en 2003, alors que je balbutiais dans l’art de chercher un sens inédit à l’existence, rêvant d’évasion et de grandeur dans l’Empire des Petites Bites ?

J'ai tout essayé.

J’ai tout essayé.

Je ne sais plus. On peut quand même tirer de tout cela une observation politique  : la courbe des adhésions au Front National ainsi que celle de l’ennui ont sensiblement la même propension ascendante, sans que l’on ait osé jusqu’à maintenant établir un lien de cause à effet à ce phénomène, peu rassurant pour le petit bourgeois qui sommeille en chacun de nous – ou plutôt qui nous endort.

Courbe de l'ennui / Courbe du FN

Ennui / Adhésions au FN

Car ce qui est beau, ce qui nous attire, nous élève, c’est l’extrême, la pureté, n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas rêver d’une fraîche blonde à la chevelure ondulée et à l’accent sincère du Nord, plutôt que d’une fade métisse à l’odeur indéfinissable ? Pourquoi sans cesse nous gaver de chocolat au lait alors que le noir se casse bien plus franchement ? Pourquoi toujours chercher des noisettes au milieu ? Autant de périphrases par lesquelles je vous annonce à court terme, j’en suis sûr, la Bonne Nouvelle, le retour de l’Histoire, la fin d’un règne suranné, celui de la 5ème République. Vive la famille Le Pen !

Les blanches mon frère, les blanches.

Les Blanches mon frère, les Blanches.

Êtes-vous un véritable Artiste Maudit ?

Les hommes ont tendance à prendre leurs fantasmes pour des réalités. Je sais de quoi je parle, j’en suis le parfait exemple. Persuadé de l’immensité de mon génie, je sublime ma débâcle en m’inventant une tragédie dont je serais le héros. C’est tellement facile de cracher sur le succès quand on en n’a pas : « La société n’est pas prête, les gens n’aiment pas qu’on leur dise la vérité, les Juifs dominent le monde etc… » Plutôt que de s’avouer médiocre, on préfère donner une cause mystique à son échec. Le raté s’auto-proclame ainsi Artiste Maudit. Situation assez confortable s’il en est, car peu exigeante en terme de réussite, tandis qu’elle vous place aux côtés de figures telles que Mozart ou Van Gogh dans le Panthéon des damnés.

Artiste Maudit CopyrightRassurez-vous, donc, si votre œuvre n’a aucun retentissement aujourd’hui, peut-être faites-vous partie des heureux élus dont le nom sera sanctifié dans les siècles des siècles à venir. Puisqu’il est difficile de juger soi-même de son propre talent, voici un test bref et efficace pour vous aider à mieux définir les causes de votre mauvaise fortune. Certains pourront ainsi épargner les lecteurs de torchons inutiles, et s’orienter vers d’autres carrières, plus en adéquation avec leur personnalité… Il n’est jamais trop tard.

– Avez-vous déjà voté pour l’un des candidats suivants : François Hollande, François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon?

– Avez-vous déjà souscrit un don pour une ONG quelconque?

Francois-Bayrou-le-kiosque-aux-canards   sondage-hollande melenchonkouchner_1marine-le-pen-300x2901

A ce stade, si vous avez déjà répondu une fois « Oui », je vous conseille d’abandonner toute velléité artistique ou littéraire. Un séjour humanitaire vous fera sans doute le plus grand bien. Vous n’êtes pas concerné par la suite de ce questionnaire.

– Vous vous considérez poète. Avez-vous déjà écouté de votre plein gré un titre de l’un des chanteurs suivants : Alain Souchon, Laurent Voulzy, Vincent Delerm, Bénabar?

– Vous vous considérez écrivain. Avez-vous déjà lu un ouvrage de l’un des auteurs suivants : Michel Houellebecq, Frédéric Beigbeder, Amélie Nothomb, Jean d’Ormesson?

souchon voulzy  delerm benabar  beigbeder-galeries-lafayettes 400x300_16351_vignette_Nothomb-08-300x225

michel-houellebecq-goncourt_referencedormesson

Paris-Premiere-Zemmour-et-Naulleau-Cette-fois-nous-decidons-!_portrait_w532

Vous commencez à comprendre le principe du test. Chaque « Oui » est une preuve accablante de votre manque d’audace et d’originalité. Vous êtes assez stupide pour consolider les richesses colossales de charlatans. Vous croyez encore au bonheur, et ne comprenez pas l’idée de fatalité. Ce qui vous positionne très loin de l’Artiste Maudit.

– Trouvez l’intrus parmi les célébrités suivantes : le Dalaï-Lama, 2 Pac, Bruce Lee, Bernard-Henri Lévy, Pelé, Gandhi.

2pac  bruce lee  gandhi peleDirector Levy and two unidentified men pose during a photocall for the film Le Serment de Tobrouk at the 65th Cannes Film FestivalTibetan spiritual leader the Dalai Lama speaks at a news conference in Yokohama

Il y a en fait deux intrus : BHL et le Dalaï-lama, tous deux beaucoup moins sages que les autres. Bravo à ceux qui ne sont pas tombés dans le piège! Et maintenant, dernière question. Si vous visez juste, vous êtes sur la bonne voie pour devenir un véritable Artiste Maudit :

– Mon questionnaire vous a-t-il convaincu ?

Attention à ce que vous allez répondre…

Brève de comptoir.

(Il trinque.) A la tienne !… (Le téléphone sonne.) Putain ! Fais chier, toujours quand je suis occupé!… Allô ?… Comment vas-tu?… Très bien, très bien. Ouais, je peux pas demain… On me propose du boulot… On se voit éventuellement samedi?… Dimanche!… D’accord, d’accord, on fait comme ça… OK, je te laisse!… A plus tard… Bonne soirée!… Ciao. (Il raccroche.) Donc, je te disais, c’est quoi cette meuf? J’ai son numéro, elle s’appelle Manon, t’es d’accord?… T’es tombé sur son répondeur?… Clémence!… Du délire!… – (Au serveur.) S’il-te-plaît!… Deux autres demis, merci… – Et Hirtzel, c’est juif, ça?… Mhhh… (Les bières arrivent…) Santé!… De toute façon, tu sais bien : « Avec Sarkozy on a tout compris. Avec Hollande, on va tout comprendre! » (Rires.) Eh! C’est comme le financement de l’Institut des Cultures d’Islam?… Elle est belle, la France! Alors qu’on manque de place dans les crèches… Et toujours le même discours de trous-du-cul : « une démarche populaire, dans un contexte laïque et moderne, apporter des solutions aux tensions de voisinage… » On va se faire bouffer tout cru, je te dis!… Mais moi, je rigole pas, je me barre en Corse, dans la maison de mon Padre, j’achète une Kalach, et je te jure… Ratatata ! si on vient me faire chier… T’inquiète! Là-bas, ils font moins les malins… je t’offre un Ricard? Allez! – (Au serveur.) Othman! mets-nous un Ricard !… – (Il boit.) Putain! Toute la vie ils vont nous faire chier avec leurs conneries!…

Histoire de la plus grosse merde qui me soit sortie du cul

Ça devait bien faire deux jours que j’étais pas allé aux toilettes, pas que ça me soit exceptionnel, je souffre régulièrement de constipation, comme les femmes, mais là, quand je me suis rendu aux chiottes pour la lâcher, j’ai su qu’elle était différente. Les premiers signes de son originalité n’apparurent pas de suite. Par habitude je m’installais confortablement sur la lunette, une légère angoisse me parcourant tout de même l’esprit. C’est une fois en position que je compris à qui j’allais avoir à faire, que cet instant serait une bataille sans merci, un seul de nous sortirait de cet espace exigu, moi ou la merde.

Je la sentais arriver, parcourant la fin de mon tube digestif, lentement, attirée par l’attraction terrestre. Son poids sans commune mesure aurait dû s’additionner à cette force mais c’était sans compter sur son diamètre avoisinant la corde de marin. Tout d’un coup, à cette réflexion pleine de lucidité qui me fit dire à haute voix « mais mon trou du cul est trop petit », l’angoisse se confirmait pour se transformer en peur-panique. En effet, l’action était déjà bien entamée, impossible de faire marche arrière, la poussée se faisait inexorable, je sentais mon cul se comprimer. Une sensation de trop plein se répercutait à ma figure, je sentis le sang me monter à la tête alors que j’aurais aimé que la merde me sorte du cul, suivant les principes les plus élémentaires de la digestion mammifère. Mais rien à faire, c’était coincé. La douleur s’accentuait, lancinante. La merde tentait tant bien que mal de frayer son chemin mais mon anus tardait à se dilater. Fallait-il employer les grands moyens ? Se jeter dans la mêlée, mettre de côté un certain dégoût pour la matière fécale et aider le processus à se concrétiser? J’optais pour l’attente et la suite des opérations.

Je ne fus pas tarder à être fixé. Dans un ultime effort après des échecs répétés, je contractais une nouvelle fois mes muscles à chier de toutes mes forces, à deux doigts de la rupture d’anévrisme tellement je mettais d’ardeur à l’expulsion de cette merde. Sous cette impulsion héroïque, le monstre pointa son bout vers l’extérieur. Sentant sa funeste destination, il tenta de rebrousser chemin mais je tins bon, constant dans la poussée initiée par l’impulsion du dernier espoir de sortir indemne de cette banale activité naturelle. C’est alors que je ressentis ce que durent ressentir tous les hommes devant la victoire et le salut prochain. Une sensation de bien être me parcourra le corps à l’annonce du « plouf ». Chute salvatrice ! Je restais longtemps sur le trône dès fois qu’une seconde, tapis dans un recoin de mon anatomie décide de me jouer la deuxième manche. Mais non, combat en un acte, je triomphais avec gloire et méditait sur ce succès de toute beauté.

La censure est-elle encore efficace ?

C’est la question que je me pose aujourd’hui, car depuis que je diffuse mes articles misogynes et xénophobes sur Internet,  je n’ai reçu ni lettre d’injures, ni menace, ni retour négatif d’aucune sorte. Étonnamment, ce sont au contraire des encouragements – rares il est vrai, qui me sont parvenus en guise de commentaires. Peu à peu englouti dans les bourrelets de l’hideuse et insatiable créature du Web, mon blog se vide ainsi de toute son essence, mis en échec par la simple passivité d’un système d’information indifférent aux propos sans impact.

Mais que dois-je donc faire pour attirer l’attention des internautes ? J’ai pourtant soigneusement sélectionné mon vocabulaire et mes mots clé, allant de « porno » et « pute », à « bite » et « Marine ». J’apparais ainsi régulièrement en première page des résultats de recherche sur Google. Il est vrai que je n’ai pas encore abordé le sujet de l’antisémitisme, et je crois que c’est cela qui fait cruellement défaut à mon blog. Malheureusement, éprouvant une aversion naturelle pour les Juifs et tout ce qui se rapporte de près ou de loin à ce peuple, je suis ignorant en la matière. Aussi j’invite toute personne érudite qui souhaiterait collaborer à me faire parvenir ses textes antisémites. À ceux qui craignent les conséquences que la diffusion de tels articles pourrait engendrer, je leur rétorque que le principe de liberté d’expression prime tant qu’il ne nuit pas aux intérêts du capital. Maintenant, si j’écris en grosses lettres que LES JUIFS DIRIGENT LE MONDE, que MEIN KAMPF EST UN BON ESSAI, et que LES CHAMBRES À GAZ N’ONT JAMAIS EXISTE, vais-je enfin être consulté ?

Les Chinois, à propos desquels on ne pense pas de mal, ne sont pas non plus en reste, malgré toutes les vannes creuses et sans conséquences débitées par les humoristes préférés des Français. Je vise notamment la mafia dirigée par les frères Tang, Tchin-Tchong et consorts, qui mériteraient une bonne ratonnade. Trouvez-vous normale cette invasion de putes bridées qui nous arrive à la Capitale depuis quelques années ? Quel modèle d’intégration ! Faudrait-il considérer les asiatiques inoffensifs sous prétexte que les mâles ont une petite queue ? Je vous le demande.

Imaginons un seul instant que cette page soit consultée quotidiennement par des milliers de lecteurs, que se passerait-il ? Je vous laisse deviner la suite. Les plaintes de la part de la LICRA ou autres associations antiracistes et féministes pleuvraient. Mon PC serait piraté par des gentils hackers garants de la « justice » cybernétique. Mon appartement serait mis à sac par le FBI. Je serais convoqué au tribunal de Nuremberg pour incitation à la haine raciale, refusant l’aide d’un avocat et défendant seul mon slogan « Humour noir sans faux semblants », bras tendu et poing levé. On m’appellerait le « Breivik du Net ». J’écoperais d’une amende de dix millions d’euros et de trois ans de prison, dont un ferme, pour finir sodomisé par mes voisins de cabane bougnouls et négros.

En bref, je deviendrais un véritable héros national pour les électeurs Frontistes.

Extrait du Procès Verbal :

« […] Monsieur Petrucciu use du second degré comme une couverture pour fuir la responsabilité de ses discours répréhensibles et nuisibles à l’Humanité. Puisque tout ce qu’il écrit est marqué du le sceau de « l’humour », il peut insulter à sa guise qui il veut, quand ça lui chante, et se défendre d’un quelconque engagement personnel. Mais qu’y-a-t’il donc de si amusant dans ces articles racistes et machistes, au vocabulaire outrancier et au contenu trop honteux pour que j’en cite un extrait devant Votre Honneur ?

– Qu’avez-vous à répondre à ces accusations, Monsieur Petrucciu ?

– J’implore le pardon de la Cour pour mon manque de style et la médiocrité de mes provocations, qui ne visent somme toute qu’à caricaturer la pensée nationaliste. Néanmoins, il faut croire que mon talent d’imitateur est à l’origine de la méprise qui m’a conduit jusqu’à vous… […] »

PS : les dessins antisémites sont également les bienvenus.